L'Auvergne Agricole 05 mai 2017 à 08h00 | Par Sophie Chatenet

Frédéric Blanchonnet, nouveau président de la section régionale bovine

Elu président de la section régionale bovine Auvergne-Rhône-Alpes, Frédéric Blanchonnet est éleveur dans l’Allier, à la tête d’un troupeau de 120 vaches charolaises.

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Frédéric Blanchonnet, éleveur dans l’Allier, nouveau président de la section régionale bovine d’Auvergne-Rhône-Alpes
Frédéric Blanchonnet, éleveur dans l’Allier, nouveau président de la section régionale bovine d’Auvergne-Rhône-Alpes - © SC

Où-êtes-vous installé ?

Frédéric Blanchonnet : Je suis installée à Saint-Marcel-en-Marcillat, commune située à l’ouest de l’Allier en lisière de la Creuse et du Puy-de-Dôme. J’élève un troupeau de 120 vaches charolaises avec l’aide d’un salarié. Je suis vice-président de la FNSEA 03, président de la section bovine de mon département, et administrateur à la FNB.

Les sections régionales bovines d’Auvergne et de Rhône-Alpes ont fusionné dernièrement. Vous venez d’être élu président de la nouvelle entité. Avec quelles ambitions ?

F.B. : L’idée est évidemment de poursuivre le travail engagé par mes deux prédécesseurs François Garrivier côté Rhône-Alpes et Patrick Bénézit côté Auvergne. Nous avons la chance d’être sur un territoire où l’activité d’élevage est relativement dynamique, mais nous devons veiller à préserver ce potentiel. Cela passe par une politique de prix à la production plus engageante qu’elle ne l’est actuellement. C’est pourquoi, nous nous mobilisons activement sur le déploiement de la démarche Cœur de Gamme.

Où on est-on aujourd’hui sur le Cœur de gamme. Le nombre d’animaux vendus sous cette démarche qui prévoit la prise en compte des coûts de production-a-t-il sensiblement augmenté ?

F.B. : Localement les enseignes jouent le jeu. Mais il nous faut passer à la vitesse supérieure pour augmenter les volumes de manière conséquente pour ramener plus de prix aux éleveurs. Une bête qui passe en cœur de gamme est vendue de l’ordre de 4,60 à 4,70 euros du kilo, contre 3,70 euro du kilo pour celles qui échappent à la mécanique. Demain, les bêtes¹ qui correspondent en poids et en âge au marché devront toutes être éligibles au Cœur de gamme. Grâce à une forte mobilisation syndicale et une pression continue auprès des GMS et des transformateurs, nous sommes parvenus à faire éclore la démarche, maintenant il s’agit de la généraliser. La section régionale bovine et les sections départementales entendent bien maintenir la pression.

Que répondez-vous à certains producteurs engagés en label qui avouent ne plus s’y retrouver…

Je leur dis qu’il ne s’agit en aucun cas d’opposer Cœur de gamme et label. Aujourd’hui le label doit s’adapter au Cœur de gamme. Le cœur de gamme ce n’est pas une plus-value c’est le prix réel payé en fonction des coûts de production des éleveurs. En conséquence, le prix du label doit augmenter au-delà du simple Cœur de gamme. Nous devons actionner tous les leviers pour stimuler les prix : le cœur de gamme, la restauration hors-foyer, la marque régionale, l’export…Nous avons la chance d’avoir une région où l’on dispose à la fois de la production et de la consommation. Tâchons d’en tirer profit.

¹ Le Cœur de gamme est conditionné à l’adhésion à la charte des bonnes pratiques d’élevage.

Propos recueillis par Sophie Chatenet

Jérémy Decerle et Bruno Dufayet.
Jérémy Decerle et Bruno Dufayet. - © SC

L’association Eleveur & Engagé est créée

Les présidents de la FNB et des JA ont signé les statuts de l’association Eleveur & Engagé, le 3 mai dernier. Cette association vise à accélérer le déploiement de la démarche Cœur de Gamme, en facilitant les échanges sur les critères techniques du cahier des charges du « Cœur de gamme » au regard des évolutions de la demande pour ce segment ; en assurant l’animation de la démarche « Eleveur et Engagé » en coordination avec l’ensemble des parties prenantes (éleveurs, distributeurs, organisations partenaires) ; en concevant et déployant des campagnes de communication grand-public sur la démarche, en assurant le référencement des magasins engagés et la mise à disposition des supports de communication (PLV) auprès de ces points de vente ; en pilotant le déploiement d’outils de traçabilité inverse des bovins, en produisant des références et en évaluant le niveau de réalisation des engagements des enseignes, individualisées et confidentielles ; et en maintenant un dialogue constant avec l’ensemble des enseignes engagées. « La définition de l’objet social doit permettre aux enseignes d’y adhérer sans risque de condamnation pour entente, l’association demeurant un support technique d’animation générale de la démarche », explique Bruno Dufayet, président de la FNB et de la nouvelle entité.

SC

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