L'Auvergne Agricole 05 février 2015 à 08h00 | Par M. Comte

En vidéo : Le soutien aux Cuma au cœur de l’assemblée

La FD Cuma du Puy-de-Dôme a clôturé l’année 2014 sur un bilan positif et entame 2015 en renforçant son soutien aux Cuma du département.

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Philippe Majeune, le président de la FD Cuma : bilan FD Cuma 63 © Mélodie Comte - Auvergne Agricole

Encore une fois, les adhérents de la FDCuma sont venus nombreux à l’assemblée générale annuelle de l’organisation, le 30 janvier dernier à Saint-Agoulin. Le bilan positif de 2014 et les premières orientations de 2015 étaient à l’ordre du jour.

 

Aider les Cuma

C’est une année de renforcement qui vient de s’écouler à la FDCuma. Durant 12 mois, la fédération s’est concentrée sur la consolidation des services aux coopératives au travers de différentes actions. La plus importante, et sans nul doute la plus novatrice, a été la journée de partage d’expériences qui a eu lieu le 25 juin 2014. Les administrateurs de 22 Cuma ont échangé sur l’organisation et la gestion de leur coopérative. Des Cuma dont la taille, tant par le nombre d’adhérents que par le parc matériel, ne cessent de croître, engendrant parfois quelques difficultés. A l’issue de cette réunion, la FDCuma a décidé d’organiser plusieurs journées de formations « s’engager et devenir acteurs de sa Cuma» à destination des adhérents et administrateurs. Un programme qui démarre les 19 et 27 février prochains à Ambert.

Lors de son assemblée générale, la FDCuma a demandé à plusieurs présidents de coopératives de témoigner. Quatre Cuma ont ainsi dévoilé leur organisation et évoqué leurs anecdotes pour éveiller les consciences.

 

Organisation primordiale

Aujourd’hui encore, trop de coopératives n’ont pas de système fonctionnel de gestion du matériel, engendrant de nombreuses difficultés.

Une réalité à laquelle a été confrontée la Cuma des Marais à Saint-André-le-Coq. Créée en 1980, elle compte désormais 76 adhérents répartis sur 15 communes différentes. La coopérative facture chaque année plus de 30 activités différentes. Durant 30 ans, l’intégralité de la gestion (suivi administratif, organisation d’utilisation du matériel, entretien, réparations…) était confiée au président jusqu’au jour où, sous la charge de travail, il a démissionné. « Devant l’augmentation du parc matériel et du nombre d’adhérents, la gestion par une seule personne était devenue impossible. Nous avons été contraints de trouver une solution sous quinzaine pour alléger le fonctionnement et responsabiliser les administrateurs. Changer complètement le fonctionnement de la Cuma est possible, mais il ne faut pas attendre d’être au bord du gouffre pour le faire » témoigne Pascal Rougier, l’actuel président. Depuis trois ans, neuf membres du conseil d’administration ont en charge chacun, plusieurs matériels pour lesquels ils centralisent les réservations, organisent l’utilisation, récupèrent les unités de travail et veillent à l’entretien.

Un formalisme vital qui évite bien des déboires. La Cuma d’Entraigues peut l’affirmer après avoir évité le pire. « Nous avons eu des ennuis avec un adhérent qui nous ont conduits jusqu’au tribunal. Si nous n’avions pas été à jour dans nos papiers et si nous n’avions pas tout noté, nous aurions eu beaucoup de difficultés à nous défendre » explique Alain Mordier, le président.

Des systèmes bien rodés

Une organisation actée de longue date à la Cuma Union de Saint-Agoulin où 10 responsables pour 25 matériels différents ont été désignés. Là aussi, ils gèrent l’utilisation et l’entretien des outils mais pour davantage de commodité et d’exactitude, la coopérative a installé des compteurs.

La Cuma Rénovation de Cunlhat a dépassé depuis longtemps ce stade. Composée de 32 adhérents dont 3 Cuma, la coopérative a été jusqu’à racheter en 2000, un garage voué à la fermeture. « La fermeture de ce commerce nous aurait porté préjudice. Nous sommes loin des concessionnaires, qui, de plus font de moins en moins de travaux de petite chaudronnerie. Racheter ce garage et employer le mécanicien, nous ont permis de conserver cet avantage» témoigne Laurent Cotte, le président. Désormais, l’atelier compte deux salariés qui conduisent également les machines. Un outil qui permet à la Cuma et à ses adhérents d’avoir du matériel toujours entretenu et surtout de bénéficier d’un coût de réparation de 31€/heure soit 50% de moins qu’en concession.

Incertitudes sur les aides à l’investissement

Cette nouvelle année 2015 est aussi sources d’incertitudes pour la FD CUMA en ce qui concerne les aides aux investissements. A ce jour, l’Europe n’a pas validé le PDR (Plan de Développement Régional) et le Conseil général ne s’est pas positionné. De ce fait, les conditions d’éligibilité aux aides (minimum d’investissement 10 000€, maximum 100 000€, 3 niveaux d’aides possibles…) ne sont pas fixées.

Un climat qui ne plaît pas aux Cuma du Puy-de-Dôme qui investissent chaque année plusieurs millions d’euros. En 2013, elles ont dépensé 3,8 millions d’euros dans l’achat principalement de matériel de récolte, de fertilisation-pulvérisation et de tractions. Une somme non négligeable qui comme le rappelle Philippe Majeune, le président de la FD Cuma « fait vivre et travailler les acteurs locaux ».

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