L'Auvergne Agricole 10 février 2016 à 08h00 | Par Fabienne Antheaume

Continuer pour faire mieux ensemble

L’assemblée générale de la FDPL du Puy-de-Dôme s’est tenue mardi à Perpezat en présence du président de la FNPL.

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De gauche à droite : Sabine Tholoniat, administratrice FDPL ; David Chauve, président FDPL et Thierry Roquefeuil, président national
De gauche à droite : Sabine Tholoniat, administratrice FDPL ; David Chauve, président FDPL et Thierry Roquefeuil, président national - © FNSEA63

Pour ce temps fort de l'année, la Fédération départementale a délocalisé sa réunion pour être au plus près d'une partie des producteurs du département et consacrer la matinée aux échanges. Thierry Roquefeuil, président de la Fédération nationale a apporté son regard de responsable national sur le contexte et les perspectives de la filière.

 

Un nouveau cadre politique

La fin des quotas bouleverse le fonctionnement de la filière. La fin de la régulation européenne a induit la crise laitière actuelle. Les prix ne remontent pas car la hausse de production européenne crée une surproduction.

Thierry Roquefeuil souligne que ce nouveau cadre résulte d'une décision politique comme l'avait été la création des quotas, et comme le sont les autres cadres français auxquels la filière est soumise : fiscalité, droit social et autres réglementations environnementales. Les élus ne peuvent s'en dédouaner.

Le constat est unanime : il manque aujourd'hui en France et en Europe une vision stratégique et partagée sur l'agriculture de demain.

Un libéralisme exploité

Le président de la FNPL estime que les industriels laitiers ont rapidement adapté leurs pratiques au cadre libéral et au contexte de surproduction. Les grands groupes privés, assurés de leur approvisionnement, jouent la concurrence et tirent les prix vers le bas. Les coopératives françaises qui n'ont pas fait les restructurations de leur voisines européennes, n'ont guère de marges de manœuvre. Quant aux PME, elles pressentent la fragilité des producteurs dans ce contexte, donc celle de leur collecte et tendent à amortir la baisse du prix du lait.

Des perspectives avec l'Europe

Dans ce contexte français mais aussi mondial, Thierry Roquefeuil témoigne de la volonté et du travail de la FNPL pour «faire bouger les lignes ». Il rappelle l'implication de la FNPL dans la contractualisation, outil de maîtrise des volumes, indispensable pour éviter de produire sans débouchés. Ce dispositif peut être efficace pour faire concorder offre et demande du marché, à condition d'être généralisé dans les autres pays européens.

Désormais, la FNPL s'engage, sous la surveillance de Bruxelles, pour que tous les industriels et distributeurs signent sa Charte des Valeurs en faveur d'une juste répartition de valeur ajoutée du marché intérieur entre les acteurs de la filière.

Il a dit

David Chauve, parlant de l'équipe de la FNPL

Soyez conscients qu'il y a des gens qui tiennent la route et qui travaillent avec la volonté de faire bouger les lignes. Des marges de manœuvre existent mais les résultats ne tombent pas tout crus.

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